lundi 27 février 2012

Organismes professionnels en bibliothèque


*L’enssib : établissement d’enseignement supérieur fédérant l'ensemble des professionnels de la documentation, il propose plusieurs services à l'ensemble de la communauté professionnelle (bibliothécaires, documentalistes, archivistes, en formation ou en poste).
 Les services (accessibles en ligne sur le site ennssib.fr) :

*enssibrèves :  panorama de l’actualité du monde de l'information et des bibliothèques,
*enssibase :  base d'Annonces Stages et Emplois, qui rassemble toutes les offres de l’emploi public relatives aux métiers des sciences de l’information, de la documentation, des archives et des bibliothèques. On peut ainsi chercher des annonces et de déposer des offres via un formulaire en ligne.
*un service Questions ? Réponses ! qui répond à vos questions dans le domaine des sciences de l'information et des bibliothèques et propose l’accès à sa base de connaissances ;
un agenda professionnel répertoriant les manifestations professionnelles (colloques, journées d’étude, congrès, conférences, etc.) appartenant au monde de l’information et des bibliothèques qui sont organisées dans le monde francophone et les grandes manifestations internationales.


 *I.G.B. (Inspection générale des bibliothèques)

L'Inspection générale des bibliothèques a été créée en 1822 pour assurer le contrôle des bibliothèques publiques issues des confiscations révolutionnaires. Ses fonctions ont été étendues après la constitution des bibliothèques universitaires.
L'I.G.B. est aujourd'hui un service de contrôle et de conseil placé sous l'autorité directe du ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche.

 *Missions de contrôle

L'I.G.B. assure le contrôle des bibliothèques des universités, avec un rôle d'évaluation et de conseil. A ce titre l'Inspection travaille  avec la Direction de l'enseignement supérieur (D.E.S.).

L'Inspection exerce le contrôle technique de l'État sur les bibliothèques publiques (bibliothèques municipales, bibliothèques départementales de prêt). Cette mission est menée avec la Direction du livre et de la lecture (du ministère de la Culture et de la Communication=.

*Missions d'étude

Tous les ans, des études thématiques sont demandées à l'Inspection par le ministère de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, ou le ministère de la Culture et de la Communication, dans le cadre des programmes annuels fixés à l'Inspection.

-Participation au recrutement et à la gestion des personnels de bibliothèques (dans le jury de recrutement)

-Compétentes en matière de bibliothéconomie, de patrimoine bibliographique, d'organisation documentaire, de promotion du livre et de développement de la lecture, ainsi qu'aux conseils de grands établissements documentaires.




* Quelques exemples d'études thématiques confiées à l'IGB :
(consultables en libre accés sur le site de l IGGB en document pdf)
            Année 2011
            Etude sur l'avenir des catalogues collectifs nationaux

            Groupe de travail sur les bibliothèques interuniversitaires

            Année 2010
            La formation aux questions patrimoniales dans les bibliothèques
            Situation de la lecture publique dans les départements d'outre-mer : note de synthèse


*Conseil supérieur des bibliothèques

Créé en 1988 suite au rapport d' André Miquel qui souligne l'utilité de « la mise en place urgente d'un Conseil supérieur des bibliothèques [...] chargé de prévoir, de préparer et de suivre la mise en place des pôles et des réseaux de communication, l'évaluation des coûts, des fréquentations et des résultats, la répartition des crédits correspondants et l'établissement de la carte des bibliothèques ».

*Rôle :  il naît du fait que les bibliothèques dépendent pour partie de la sous-direction des bibliothèques et de l'information scientifique (ministère de l'Enseignement supérieur) et pour partie de la direction du livre et de la lecture (Ministère de la Culture).Ce conseil a pour mission de « favoriser la coordination des politiques documentaires relevant de plusieurs ministres»
-il est un organe de conseil et de consultation,

Il est à l'origine de la la Charte des bibliothèques, adoptée le 7 novembre 1991, et la Charte du bibliothécaire volontaire auprès des bibliothèques départementales de prêt adoptée en 1992.

En 2006, l'Association des bibliothécaires de France a demandé la « création d’un nouvel organisme à même d’assurer la poursuite des missions essentielles dévolues à cette institution ». Le C.S.B pourrait renaître sous la forme d'un « Conseil du livre »...

S.I.G.B.


Définition :

Un SIGB est un logiciel destiné à la gestion informatique des différentes tâches d’une bibliothèque. Il sert à automatiser certaines tâches, tels que le catalogage en ligne, la gestion de la circulation des documents (prêt, retour, réservations, rappel des documents hors-délais), les acquisitions (suggestion des lecteurs, précommande, pré catalogage, suivi des commandes), l’OPAC (Online Public Access Catalog).
Il existe des SIGB libres (c’est-à-dire que tout le monde ayant les compétences nécessaires peut accéder au code source et faire des améliorations, c’est un système collaboratif), comme Koha, et des SIGB propriétaires (seul l’organisme ayant créé le SIGB a le droit de faire des modifications), comme Orphée ou Paprika. Les SIGB libres ne sont pas nécessairement gratuits, et les propriétaires ne sont pas forcément payants.
Les libres sont plus fiables que les privés car beaucoup d’utilisateurs signalent des problèmes et proposent des correctifs. De plus, le fait d’avoir accès au code source permet de se baser sur le travail des autres pour apporter des améliorations, et même si les créateurs d’un tel SIGB abandonnent leur charge, il continuera à évoluer. D’une manière générale, les logiciels libres respectent des standards qui favorisent l’interopérabilité.
Cependant, avoir un SIGB libre inclus des désavantages, tels que le fait d’installer soi-même son SIGB (ce qui implique soit d’être compétent, soit d’avoir recours à un professionnel, mais dans ce cas ce n’est plus vraiment gratuit) et ils sont plus durs à installer avec une documentation limitée, voire quasi-inexistante.


Histoire :

Les SIGB apparaissent sous le nom de systèmes automatisés dans les années 1970. Avant l’introduction de la gestion informatique, les bibliothèques utilisaient des notices cartonnées pour répertorier leurs collections. La majorité des bibliothèques ont recours à des SIGB « clé en main », diffusés pas des sociétés car cela est généralement moins onéreux et la maintenance en est assurée. Le choix d’un SIGB s’effectue toujours après l’analyse approfondie et détaillée des besoins propres à la bibliothèque. Depuis les années 1980, les modules fenêtrés et multitâches ont permis l’intégration de fonctions auparavant séparées.
Dans les années 1990, de plus en plus d’applications liées au réseau Internet apparaissent : catalogage en ligne, portail internet, etc.


Application en bibliothèque :

Cahier des charges pour un SIGB 2.0

                     Acquisitions : Le SIGB doit permettre un suivi des achats, commandes, réceptions etc.
                     Catalogage : Il faut pouvoir cataloguer facilement, et cela pour tous les supports
                     Catalogage des sonores
                     Catalogage des livres
                     Catalogage des périodiques
                     Catalogage des documents numériques
                     FRBR (Functional Requirement for Bibliographic Records) ou en français Spécifications fonctionnelles des notices bibliographiques, c'est comme l'Unimarc ou l'ISBD mais cela décrit les informations des notices d'un point de vue logique avec le modèle d'entité-association, c'est à dire modéliser les données.

                     Recherches : Avec les liens d'une notice vers l'autre, les recherches à partir des métadonnées de la notice
                     Désherbage : Si le livre n'est pas demandé on peut le désherber (nécessite de pouvoir compter le nombre de prêt).
                     Évaluation des services rendus par la bibliothèque ou du réseau
                     Fonctionnement en réseau
                     Contenus embarqués depuis un service de contenus externe
                     Partie Réseau social
                     Personnalisation de l'affichage : C'est plus de l'esthétique mais il faut un minimum de possibilité de personnalisation du SIGB


Choix du SIGB
Prix : on va chercher le moins cher nécessairement
Qualité : on va également se baser sur la qualité du logiciel
On peut très bien aussi choisir son SIGB en fonction de son rapport qualité/prix
Prise en main : cela inclut la facilité d'utilisation, de fonctionnement, mais aussi la formation nécessaire pour bien le maîtriser.
Format utilisé : On utilise divers formats de catalogage (Unimarc, ISBD, EAD, Dublin Core) et il faut choisir son SIGB en fonction de celui qu'on utilise dans notre structure.
Possibilité de réseau : Le SIGB permet-il un réseau local (à la bibliothèque) ou plus élargi (grâce à Internet)
Types de documents catalogables : Peut-on cataloguer tous les supports (Livres, Périodiques, CD, documents numériques, partitions etc.)
Paramétrable : Sans aller jusqu'à la programmation impossible avec les SIGB propriétaires, il faut pouvoir paramétrer un minimum son logiciel en fonction de nos attentes. On doit par exemple pouvoir indexer tous les documents.
Informations sur les notices et liens : Le SIGB permet-il à partir du numéro d'exemplaire le rattachement à une notice de catalogage ? (code-barres, RFID...) Peut-on paramétrer la cote, pour localiser le document, le décrire (accompagnement, résumé...) Le prix est-il ajoutable (pour le remboursement) et le nombre de prêt de l'exemplaire. En ce qui concerne les liens : Peut-on rattacher la notice à d'autres notices par le biais de l'auteur, sujet, genre, collection, édition, indice Dewey, fonds, support... mais aussi pouvoir lancer des recherches sur ces mêmes critères.
Administration : Il faut que le SIGB permette la gestion de la bibliothèque, on doit pouvoir prendre les coordonnées des inscrits, pouvoir faire des statistiques (sur les achats, emprunts, usagers etc.), les rapports d'activité, la fonction « rappel » pour les oublis de retour est toujours utile, les réservations par mail, des côtes (éventuellement détecter les erreurs de cote et le récolement...

Exemples d’SIGB :

-          Orphée : destiné aux bibliothèques municipales et aux bibliothèques départementales de prêt, il est développé par la société C3rb. Afin de s’adapter aux différentes tailles de bibliothèques, il est décliné en trois versions :
o          Orphée Média : destiné aux médiathèques de plus de 10 postes de média
o          Orphée Micro : pour les moyennes et petites bibliothèques
o          Orphée Premier : interface allégée, créée pour répondre aux besoins des points lecture et des bibliothèques relais gérés par des bénévoles.
Chacun de ces SIGB comprend des modules de gestion de base (catalogue, transaction, statistiques, éditions), un module de consultation du catalogue et des modules spécifiques (acquisitions, gestion du budget...)
-          MicroBib : utilisé dans plus de 1 300 établissements en France et à l’étranger, répond à toutes les normes en vigueur (Unimarc, etc.) ce qui permet le transfert d’une bibliothèque à l’autre peu importe le système informatique utilisé. Maintenance des produits assurée par une équipe de professionnels, a développé Novalys et Webiblio, deux SIGB destinés aux bibliothèques.
-          Pergame : développé par la société AFI (qui a été créée en 1981), c’est un produit destiné aux collectivités locales, 160 bibliothèques sont équipées. Offre une grande capacité de personnalisation de l’espace de travail et une bonne ergonomie et également un choix de format selon le fonds (Unimarc, ISBD…). Gestion de tout le réseau sur une base de données unique et des droits des utilisateurs pour éviter les erreurs de manipulation.
-          Paprika : développé par la société Décalog, offre une assistance à la saisie et une grande souplesse d’utilisation, il prend aussi en charge la gestion des périodiques (abonnement, planning…) et gère les acquisitions et le budget de la bibliothèque pour permettre une gestion complète de la structure. A une option multisites qui permet de gérer les annexes des bibliothèques ou l’ensemble des bibliothèques du réseau. Troisième version en cours d’utilisation : la CS2.
e-Paprika est une plateforme de services développée par Décalog pour les bibliothèques et réseau de bibliothèques en France qui permet d’accéder à des interfaces de gestion de la bibliothèque, à des informations extraites du système d’information ou d’Internet et des outils de gestion collaborative (courriel, agenda et annuaire partagés…)
-          Aloès : développé par la société Archimède, utilisé en bibliothèque municipale, en bibliothèque départementale de prêt, bibliothèque spécialisée, bibliothèque de comité d’entreprise, institut français à l’étranger, musée, centre d’archives, etc. Trois objectifs :
o          Permettre la gestion optimale du fonds documentaire
o          Soutenir la mission première du documentaliste (gestion des prêts et des emprunteurs)
o          Rendre l’administration à la fois complète et intuitive
Le produit possède des modules personnalisés en fonction des besoins du métier.
-          Koha : licence libre développé depuis 2000 par une communauté internationale de développeurs et utilisé par les bibliothèques du monde entier. La documentation de Koha est un work in progress et n’est donc pas encore complète. C’est un travail participatif et le site de l’SIGB incite à tous les utilisateurs à rédiger des pages de documentation où à venir les commenter.
L’association KohaLa a été créée en 2007 et est composée de bibliothécaires et d’informaticiens qui ont pour objectif le développement, la documentation, la protection, la promotion, et la diffusion du logiciel libre de gestion de bibliothèque Koha.
-          PMB : logiciel libre sous licence CeCill, développé par l’entreprise PMB, multi formats (Unimarc, ISO, XML…) Contient deux modules :
o          Le module de gestion, qui comprend sept onglets (circulation (prêt/retour), catalogue, autorités, éditions, DSI (diffusion sélective de l'information), acquisitions et administration)
o          Le module d’interrogation (OPAC : Online Public Access Catalog)
-          ERM : (Electronic Ressources Managment), SIGB pour ressources électroniques, projet de partage d'ERM par Couperin, arrêté en juillet 2011. Les ressources électroniques nécessitent beaucoup plus de démarches techniques, juridiques et commerciales. L’ERM est un outil de gestion et de stockage des informations, il permet la gestion des périodiques d’essai, des licences, des comptes administrateurs, des statistiques. En aucun cas, un ERM est un système complet d’acquisition et de paiement, ni un système de gestion de données bibliographiques et d’autorités.
Le but d’un ERM est de disposer d’une base de ressources électroniques la plus exhaustive possible et de limiter les saisies manuelles de données. Il doit être interopérable et permettre l’échange de données entre les systèmes informatiques et la bibliothèque (Unicorn, Serveur, OpenURL, Serveur de moteur de recherche fédéré)

Sources
Bibliopedia
Wikipedia
http://www.decalog.net/
http://www.c3rb.net/
http://www.koha-fr.org/
http://www.couperin.org/fr/groupes-de-travail-et-projets-deap/erms-partage
http://www.microbib.fr/
www.bibl.ulaval.ca/fichiers_site/.../PLasou_CREPUQ_NST.ppt

Catalogue Collectif de France

Introduction


Le Catalogue Collectif de France (CCFr) représente l'un des outils de recherches bibliographiques et documentaires les plus riches du domaine français. C’est pourquoi il est intéressant de le connaitre.

Dans un premier temps, nous nous attacherons à le définir et à son historique.
Ensuite, nous aborderons les bases qui constituent le catalogue et ses missions.
Enfin, nous nous intéresserons aux modalités de recherche et évalueront cet outil.




1.1.          Historique




L’idée du CCFr est apparue en juillet 1997. A ce moment, il a commencé à être mis en place pour être achevé en décembre 2000. Depuis février 2001, c’est la BnF qui gère ce catalogue. Depuis, la base est en constante évolution, avec de nouvelles interfaces et de nouvelles bases qui apparaissent ainsi que l’intégration de catalogues de bibliothèques municipales.
Depuis 2010, le CCFr a été relooké et a une nouvelle interface.

1.2.          Définition



Le CCfr est un catalogue collectif. Ainsi, il s’agit d’une interface permettant d'interroger plusieurs catalogues. Cette performance est possible grâce à la relation clients et serveurs Z 39 50.
Ce n’est pas un seul catalogue c’est une interrogation multi bases géré par la Bibliothèque nationale de France.

Le catalogue collectif de France est un instrument de localisation et de prêt. En effet, il localise quelque 30 millions de documents conservés dans les bibliothèques françaises, donne accès au Répertoire national des bibliothèques et des fonds documentaires (RNBFD) et permet d’utiliser le service du prêt inter-bibliothèques (PIB).

                Actuellement, il donne un accès unique et simultané à plusieurs grands catalogues français dont trois principaux.
Le catalogue général de la Bibliothèque nationale de France (BnF-CG).
Le Sudoc (système universitaire de documentation). Le catalogue des bibliothèques de l’enseignement supérieur.
                La Base Patrimoine (BMR) un catalogue de plus de 3,5 millions de documents.
Egalement plusieurs catalogue intégraux de bibliothèques municipales : Dijon, Limoges, Rennes, les huit-villes-centres de la région Rhône-Alpes à travers le catalogue Lectura (Annecy, Bourg-en-Bresse, Chambéry, Grenoble, Lyon, Roanne, Saint-Étienne, Valence) et les onze bibliothèques patrimoniales de la Ville de Paris,
Enfin, RACHEL est le catalogue collectif du Réseau européen des bibliothèques judaïca et hebraïca, sept bibliothèques spécialisées dans le domaine de la culture juive.



2.1.          Les bases qui le constitue


Le CCFr est constitué de plusieurs bases que l’on peut interroger séparément.
Il s’agit de la base patrimoine, de la base manuscrits et du répertoire international des sources musicales. De plus, nous avons aussi le RNBFD

Base patrimoine : BMR. La base Patrimoine regroupe plus de trois millions de documents qui sont dans plus de 100 fonds patrimoniaux locaux, ou spécialisés de bibliothèques de tous horizons, de tous types et de n’importe quelle taille. Cependant, les notices des fonds anciens qui appartiennent aux BU ne sont pas dans cette base car elles sont comprises dans le Sudoc. Cela aurait donc fait redondance s’ils avaient réintégrés des notices que l’on pouvait déjà interroger. Cette base est issue de l’ancienne base BMR, c’est-à-dire Bibliothèques municipales aux fonds rétroconvertis. Cette base est accessible depuis 2007 et l’ancienne BMR depuis 1990. Tous les supports sont recensés, mais principalement les imprimés qui sont plus propices à ce type de fonds. Les livres de cette base sont compris jusqu’au XXème siècle pour inclure ceux écrits avant 1914. Les fonds locaux, eux, ne sont pas sujets aux limites de temps.

Base manuscrits : catalogue général des manuscrits, la BnF : archives et manuscrits et Palme.          Le catalogue général des manuscrits est issu de l’ancien Catalogue général des manuscrits des bibliothèques publiques de France (CGMBPF). Le passage du CGMBPF au Catalogue général des manuscrits a été fait par la BnF entre 2005 et 2008. Ce catalogue comporte plus de 182 000 notices de toutes les bibliothèques excepté celles universitaires. En effet, les notices des manuscrits des BU ont été reversées dans Calames, le catalogue des manuscrits pour les établissements d’enseignement supérieur.
 Le catalogue de la Bnf archives et manuscrits recense les fonds qui sont conservés dans les départements des Manuscrits et Arts du spectacle ainsi que dans la salle de l’Arsenal. Les livres recensés sont ceux des XIX et XXème siècles ainsi que ceux récemment acquis par la BnF. Ce catalogue a été rajouté à la base Manuscrits en 2010.
 Et enfin Palme, le répertoire national des manuscrits littéraires français du XXème siècle. Construit entre 1995 et 2006, recense plus de 122 000 notices dans pas moins de 430 établissements. La particularité des ces notices sont qu’elles sont recensées par auteur avec un cadre de classement uniforme. Au départ cette base était consultable sur le catalogue de la BnF avant d’être intégré à la base Manuscrits du CCFr. Il faut remarquer que cette base ne contient pas que des notices de bibliothèques mais aussi des notices d’archives départementales, de musées…
 La base est donc en ligne depuis 2008 et propose des notices en format EAD.

RISM : Le répertoire international des sources musicales permet l’interrogation de deux catalogues, celui de la BnF sur la Musique ainsi que le Patrimoine musical régional. Cette base est nouvellement intégrée au catalogue depuis 2011. Cette base est le résultat de la rétroconversion de toutes les notices des deux catalogues suscités. Cette base a pour but de recenser l’ensemble des sources musicales manuscrites ou écrites du XVII et XVIIIème siècles, même si quelques extensions ont été faites pour quelque type de musique pour ne pas scinder les catalogues d’avant. Les notices sont ici en Unimarc.

Enfin, le RNBFD qui est le Répertoire National des Bibliothèques et des Fonds Documentaires. Ce répertoire n’est pas une base de recherche mais plutôt un annuaire de toutes les bibliothèques qui composent le CCFr. Cela présente donc une véritable cartographie des fonds documentaires en France. Il recense plus de 5000 établissements ainsi que plus de 2000 fonds documentaires. Ce répertoire est en ligne depuis 1998, c’est donc le premier à avoir vu le jour. Les sources de ce répertoire sont les notices de bibliothèques fournies par le Répertoire des centres de ressources du Sudoc géré par l’Agence bibliographique de l’enseignement supérieur (Abes) ; les notices produites et mises à jour par l’équipe du RNBFD ; et pour finir les notices créées et actualisées par les établissements eux-mêmes à l’aide de formulaires adaptés. Dans ce répertoire, il n’y a pas que des BM et des BU, mais aussi des bibliothèques spécialisées. Les fonds, eux, sont définis comme un « ensemble de documents cohérents constitué autour d’un thème, accessible au lecteur dans leur globalité grâce à un outil ou une identification spécifique ».


2.2.          Ses missions



Son objectif initial est de mettre en ligne les notices des bibliothèques. Toutefois, la plupart des bibliothèques possèdent aujourd’hui des catalogues accessibles en ligne (530 selon le Répertoire national des bibliothèques et des fonds documentaires).


Néanmoins un besoin persiste. En effet, le CCfr regroupe les collections patrimoniales et permet d’y effectuer des recherches spécifiques. Par exemple, il est possible de faire des recherches par région et par thèmes dans la Base patrimoine.

Par ailleurs, inciter et encadrer la valorisation du fonds de tout type d’institutions documentaires. De manière technique ou financière.
Ex : le cas de la base patrimoine musical (musique écrite)

Enfin, sa mission principale demeure la possibilité de faire une recherche globale dans plusieurs catalogues, qu’il s’agisse de documents manuscrits ou imprimés. En plus des 3 catalogues, il y a le catalogue des catalogues des bibliothèques municipales de Dijon, Rennes et Limoges + autres à venir

De plus, il ne faut pas omettre le Répertoire national des bibliothèques et des fonds documentaires (RNBFD). Il a pour objectifs de constituer un annuaire national des instituts documentaires ainsi que de fournir des infos sur les instituts qui participent au CCfr.

        Le prêt inter-bibliothèques (PIB) est une démarche logique de toute recherche : identifier, localiser, consulter sur place ou obtenir le prêt ou la reproduction éventuellement la réservation du document.

                En conclusion, le CCFr propose trois grands services, qui ont progressivement été déployés.
En premier lieu, une cartographie documentaire nationale : le Répertoire national des bibliothèques et centres de documentation (RNBCD, 1998). Mais aussi, l’accès en une interrogation unique aux 3 principaux catalogues français  (2001) et enfin un service de fourniture de documents (prêt ou reproduction) : le PIB (2002).










3.1. Les modalités de recherche


Sur le site, nous avons plusieurs onglets qui sont : l’interrogation des bases, le panier, l’historique par documents ou par fonds… Ensuite, nous avons sur l’onglet Accueil un recensement des Actualités par ordre chronologique croissant, une fiche technique en cours de construction et un onglet à propos du CCFr qui donne de plus amples informations sur le catalogue. Depuis son remaniement, nous avons une interface de recherche plus claire.
En effet, sur la page d’accueil, nous avons un côté orange où on cherche par titre et un côté vert où on recherche par établissements ou région. Ensuite, on peut sélectionner les bases que l’on souhaite interroger. Nous pouvons alors faire une recherche spécifiquement pour la base patrimoine, mais aussi spécifiquement pour la base Manuscrits ou le RISM. Il faut d’ailleurs remarquer que l’utilisation du CCFr est plus pour les deux premières bases citées que pour l’interrogation de l’interface Imprimés-Multimédia.
En effet, faire des recherches dans la base imprimés-multimédia n’a pas beaucoup d’intérêt car on a sûrement une bibliothèque à proximité qui nous offre ces ouvrages. L’un des principaux inconvénients de ce catalogue est le temps d’attente pour une seule recherche. En effet, comme il interroge plusieurs catalogues en même temps cela prend plus de temps que d’interroger un seul catalogue. De plus, pour faire une recherche il existe plusieurs modalités.
On peut faire une recherche simple ou une recherche avancée. Nous pouvons aussi sélectionner les catalogues que nous voulons interroger ou non, ainsi que les lieux que nous souhaitons.
Nous pouvons aussi faire une recherche globale qui recense tous les catalogues. Il y a seulement pour la base Patrimoine que l’on ne peut pas sélectionner de catalogues spécifiques. Enfin, nous avons un historique de nos recherches, notre panier et la dernière liste qui nous donne les derniers résultats de notre recherche.


3.2. Avantages et inconvénients


Une meilleure visibilité de l’ensemble des ressources documentaires françaises : recherche globale sur les 3 grands catalogues nationaux et outil descriptif des fonds des bibliothèques
Reflet de ces ressources (présentation variée et hétérogène notamment liée à la conversion rétrospective des catalogues, accès partiel)
Vocation à  jouer un rôle fédérateur des projets régionaux et à proposer une aide au développement des catalogues sur le web (expertise technique, fonction de portail d’accès).

Toutefois, le rapport de l’inspection générale des bibliothèques, de juillet 2011 « l’avenir des catalogues nationaux » soulève quelques points à améliorer.
En premier lieu, le CCfr dans son ensemble ne signale pas les publications numériques et ne met aucun lien avec le texte intégral du document numérisé. C’est également le cas pour les documents patrimoniaux :
 « Pour les documents patrimoniaux, numérisés a posteriori, l’absence de lien systématique et
réciproque entre le signalement bibliographique et l’accès au document numérisé est
particulièrement regrettable. »
Sur une telle base, les données produites devraient pouvoir à terme, se compléter, voire se confondre de manière libre et transparente pour l’utilisateur, en intégrant des sommaires, des résumés et des jaquettes.

Conclusion



Le CCFr est un catalogue collectif qui a pris de plus en plus d’importance. Au fil des ans il s’enrichit de diverses bases et de nombreuses nouvelles notices. Il a pour but de regrouper les collections patrimoniales et de faire connaître au public les différentes collections d’un grand nombre de bibliothèques. Il présente plusieurs avantages et inconvénients, et à terme, le CCFr et son équipe voudrait intégrer Calames, le catalogue des archives pour les établissements d’enseignements supérieur. Cela permettra au CCFr de faire un pas de plus vers l’exhaustivité.



Bibliographie


       Les signets professionnels de la BnF:
       Rapport de l’inspection générale des bibliothèques , juillet 2011 « l’avenir des catalogues nationaux »
       Portail du CCfr: http://ccfr.bnf.fr/portailccfr/jsp/index.jsp
       Article du BBF: « Le catalogue collectif de France, pour quoi faire ? »  (2011, n° 2, p. 71-76) Borda, Xavier, Falconnet, Véronique, Sirdey, Jérôme. http://bbf.enssib.fr/consulter/bbf-2011-02-0071-001
Présentation du CCfr par Catherine Marandas, Mission pour le CCFr.